Filles + Casual = Jackpot
C’est en tout cas la simple équation qui ressort d’une grosse et coûteuse enquête menée par Ubisoft. Une opération qui, si elle se voit confirmée, pourrait changer durablement l’univers du jeux vidéo au sens large et, si on s’y intéresse ici, du serious-game en particulier. L’éditeur s’est en effet aperçut que si les filles commencent massivement à jouer – sachez qu’un quart des propriétaires de la console DS sont de sexe féminin – elles ne veulent en tout cas pas incarner un rustre policier justicier. A en croire Ubisoft, elles souhaitent en revanche jouer une vétérinaire, une jeune maman, une styliste ou encore un grand chef à la tête de la cuisine d’un grand restaurant.
L’enquête a en effet révélé l’intérêt de ce public pour des mécanismes de jeux développant la créativité, apprenant ce qu’est la vie réelle, sociale et professionnelle. Des éléments de Gameplay auxquels nous ne pouvons que nous intéresser. Pour répondre à cette demande, Ubisoft a ainsi lancé le développement d’une série de quatre jeux arborant le label « imagine » et intitulés Fashion Designer, Animal Doctor, Master Chef et Babyz. L’éditeur n’a communiqué que très peu d’informations précises sur ces jeux. On espère qu’ils seront intelligents et qu’ils proposeront effectivement d’exercer sa créativité et donneront des clés pour comprendre ces métiers. On peut craindre qu’Ubisoft ne considère ce public croissant que comme une nouvelle vache à lait. Nous suivrons en tout cas l’évolution de ce nouveau genre de jeu avec un intérêt mêlé d’inquiétude.


9 octobre 2007 à 3:12
master chief pour les boyz, master chef pour les girlz…
ok j’ai rien dit
11 octobre 2007 à 2:13
On est décidemment toujours dans ces jolis clichés… Et maheureusement, oui, une forte proportion de filles et femmes actuelles font une rechute sévère de girlitude aigûe.
Qui pourra trouver le chemin du milieu, le mixte, celui qui ne parle ni de guerre ni de bébés, ni de voitures ni de mode ? ou alors de tout ça à la fois. Comme un Animal crossing auquel jouent à la fois ma fille et mon mari, tiens. Ou un Lapins crétins. Si on traduit ça sur les jeux en ligne, ça correspond à la vague des jeux à la 650km par exemple ? Quelle est la proportion de femmes sur un jeu de ce type ?
Souvent, je crois que ce n’est pas vraiment le thème du jeu qui joue sur son succès féminin, c’est son interface. Beaucoup de femmes sont rebutées par les aspects techniques, et veulent des interfaces simplissimes. Elles sont aussi souvent peur du temps réel et de l’action rapide. Mais de là à les cantonner à des thèmes familiaux…
Par rapport aux serious games, c’est vrai que les femmes, surtout les mères, aiment le critère « éducatif » dans les jeux. Le plaisir ludique pur, non-utile, leur fait un peu honte, finalement ! Mais il suffit d’une petite façade serious pour les attirer et leur donner bonne conscience
14 octobre 2007 à 2:53
ces jolis clichés ?
Quels clichés ?
Oui les jeunes filles aiment les jeux de mode, de cuisine et de maquillage, et les garçons, eux, préfèrent les jeux de guerre ou de voiture. Eh bien ? Et alors ? Les filles sont des filles et les garçons sont des garçons !
Pourquoi vouloir trouver le chemin du milieu, le mixte, le neutre… Stop ! Un jour il faudra bien accepter que les filles et les garçons sont DIFFERENTS ! Egaux oui, identiques non merci !
Quant à savoir si ces jeux seront intelligents, ne serait-ce pas une forme de machisme de dire ça ? Les jeux de guerre sont-ils intelligents ? Pourquoi un jeu de mode ou de cuisine serait plus con qu’un jeu où l’on doit tuer des gens ?
15 octobre 2007 à 9:24
Hum. Si je m’inquiétais sur le niveau de ces jeux, c’est que les éditeurs se sont déjà essayés à certaines de ces thématiques et ce fut souvent catastrophique (Léa Passion Vétérinaire…).
Il ne faut pas le prendre comme une forme de machisme, plutôt comme une interrogation sur la capacité des développeurs à sortir des sentiers battus, à faire autre chose que des jeux de guerre justement.
27 octobre 2007 à 12:21
Cécile : quels clichés ? ceux qui remplissent les rayons de vêtements pour petites filles de rose bonbon et de petits coeurs, par exemple. C’est cela que j’appelle la girlitude aigue, et qui me hérisse. Etre différents, oui, mais être caricaturés à tout bout de champs, non