Le Serious Game Blog

ARCHIVE DE LA CATEGORIE 'environnement'

EVOKE, UN CONCENTRE DE BONNES IDEES

Vendredi 25 juin 2010
Créé par Jane McGonigal, Evoke fourmille de bonnes idées et en particulier l'usage très intéressant de la BD qui en l'occurrence s'est parfaitement adaptée aux contraintes de découpage et d'interactivité d'un serious game. Ca fait longtemps que serious-game.fr annonce cette irruption programmée du monde de la BD dans le serious game .. en voici un signe plus qu'avant coureur. Et pour une fois lançons un cocorico : mais où se trouvent donc les plus grands talents en matière de BD dans le monde ??? Voila qui devrait faire des petits. Bref, le résultat est beau, vivant et instructif. A ce sujet d'ailleurs, Evoke a pour but d'encourager les jeunes du monde entier (ça c'est une cible un peu large) et spécialement en Afrique (ah ça se resserre) à se pencher sur les problèmes fondamentaux du monde actuel. Cela va de la pauvreté aux droits de l'homme en passant par la faim dans le monde, les énergies renouvelables, les conflits armés, la santé publique et l'éducation ... Autre idée intéressante c'est la part laissée au mobile comme moyen d'accès au jeu. Evoke 2

POUR VOIR LA VIE EN VERT EN ENTREPRISE

Samedi 10 avril 2010
« Adopter les éco-gestes »… Oui, mais pourquoi ? Si vous souhaitez impliquer vos collaborateurs dans votre démarche de développement durable et vous voulez leur faire comprendre ces enjeux afin qu’ils acquièrent les bons réflexes, alors Greenlife Office est fait pour vous. En alliant pédagogie et divertissement, ce nouveau Serious Game a pour vocation de sensibiliser efficacement les collaborateurs aux éco-gestes du bureau et de changer leur comportement. En effet, Greenlife a pour vocation de favoriser le passage à l’action dite responsable. 150-200€ par collaborateur et par an… telles sont les économies potentiellement réalisables en intégrant des gestes simples au quotidien dans l'entreprise. Donner des ordres de grandeur visualisables par tous, c'est aussi l’approche choisie par Sysope, le créateur du jeu. Découvrez et testez Greenlife Office sur : www.sysope.fr

Votre mission si vous l’acceptez…

Vendredi 16 janvier 2009
Lancé par Cap Sciences, le centre de culture scientifique d'Aquitaine, Clim City est un jeu éducatif qui vise à sensibiliser sur le réchauffement climatique et le développement durable.

Pour la ville de Clim City, votre objectif est de 3 ordres :
- Réduire de 75% les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES)
- Réduire la consommation d’énergie de 40%
- Augmenter la part des énergie renouvelables de 60%.
Le jeu commence en 2008, et vous avez 50 ans pour accomplir cette mission, imposée par la communauté internationale.

Graphiquement très mignon, le jeu présente en fait la vue aérienne de la ville style cartoon, que l’on peut faire défiler de gauche à droite, de la station de ski au port de pêche en passant par le centre ville, la gare et l’aéroport.

Il s’agit ensuite d’interagir avec les éléments de la ville pour améliorer leur consommation d’énergie et assurer un développement durable.
Pour ce faire vous disposez de points à dépenser chaque tour, un tour correspondant à une année. En fonction de la nature de vos améliorations et de qui elles dépendent, vous dépensez des points PP (Pouvoirs Publics), PE (Entreprises) ou PC (Citoyens).

Il n’est pas possible de tout accomplir en 50 ans et il faut faire certains compromis. Ainsi, certaines améliorations demanderont un changement des comportements qui demande du temps.
Utiliser du biodiesel, ou former les chauffeurs routiers à l’éco-conduite? Installer des panneaux solaires sur la toiture de la gare, ou changer les projecteurs du stade qui consomment trop d’énergie?

Quelques 250 améliorations sont ainsi possibles et pour chacune d’elle, une explication détaillée présente les conséquences, avantages et inconvénients pour vous aider à faire le bon choix.
Atteindre son but est cependant presque mission impossible car comme le dit le concepteur lui-même : « Il est très difficile de gagner, ça fait partie de la prise de conscience ».

En conclusion, une bonne expérience de jeu donc, sympathique et enrichissante. Après avoir fini le jeu, je me suis empressé de recommencer pour obtenir de meilleurs résultats !

Sauvez vous aussi la planète (ou au moins Clim City), en cliquant ici : CLIM CITY

ClimCity

Rififi au pays de l’or noir

Lundi 1 décembre 2008
Nous vous avions déjà parlé précédemment dans notre blog de McVideogame, ce jeu activiste faisant une critique acerbe des méfaits de la célèbre marque jaune. Et bien, les petits malins de La Molleindustria remettent ça avec un jeu tout aussi bon : Oiligarchy.

Oiligarchy se veut une critique de l’industrie pétrolière, en proposant au joueur de devenir une major américaine du secteur. Ça tombe bien, moi qui adore jouer les méchants, je me suis régalé ! Lobbying, mépris de l’environnement, corruption, tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins… à savoir faire un maximum de blé avec du pétrole en installant des puits un peu partout, de l’Iraq à l’Alaska en passant par le Niger ou le Venezuela. Le joueur devra cependant relever le défi des nouvelles énergies à mesure que le temps passe, le jeu se déroulant entre 1946 et 2100.

Côté interface, le design est de la même veine que celui de McVideogame : coloré, sympathique, un rien enfantin. Bref, un contraste délicieux entre la gravité du sujet et la légèreté des graphismes. Le joueur à accès à 3 rubriques principales : les actions à mettre en place (je suis fan du système par pictos), les événements qui marquent l’histoire de l’énergie mondiale, et les statistiques qui concernent la bonne santé de l’entreprise. Enfin, on notera la présence d’indicateurs, et les objets et personnes présents sur l’interface sont cliquables pour obtenir des informations.

Oiligarchy est vraiment un jeu complet parce que non seulement c’est un jeu de stratégie et de gestion ludique, mais aussi parce que ses créateurs ont élaboré une explication exhaustive très bien faite (pour ceux qui parlent anglais), où l’on découvre à la fois les fondements du jeu, les partis pris pédagogiques et les influences littéraires qui ont donné lieu à Oiligarchy.

Pour devenir le roi du pétrole, c’est là.


Prendre un Energuy par la main

Vendredi 21 novembre 2008
Après Power Up, Electrocity ou Energyville, voici Energuy. Outre le fait que les organismes qui les ont créés manquent cruellement d’imagination pour leur titre, on voit bien que les Serious Games sont un outil de prédilection dans le secteur de l’énergie.

Energuy, donc, est un jeu centré sur l’énergie et créé par l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec. Le principe est simple : vous devez prendre un gars en polo bleu par la main à travers les pièces d’une maison et l’aider à repérer tous les endroits où il pourrait économiser de l’énergie. Il y a 20 items à trouver, et ce en 2 minutes chrono.

Après y avoir joué, je dois dire que Energuy est un jeu « bon élève » : réalisation simple mais efficace (j’ai aimé la jauge de progression et les repères visuels de géolocation), durée limitée mais suffisante pour le message pédagogique à transmettre, graphismes plaisants mais tout ce qu’il y a de plus banal, bilan/corrigé à la fin où on est quand même noté sur 20 comme au bon vieux temps du lycée. Son seul côté original est le mode de contrôle de votre personnage : prendre un mec par la main est assez rigolo, surtout si comme moi vous finissez par vous amuser à le faire se casser la figure…

Jouez-y vite ICI, car Energuy a été créé dans le cadre d’un jeu-concours pour une durée limitée.


Attention aux mauvaises graines

Lundi 29 septembre 2008
Encore un jeu portant sur les problématiques environnementales. Cette fois-ci, ce sont les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) qui sont visés. Un jeu sur Vincent McDoom ? Pas vraiment. On reste à la ferme, mais sans célébrités. Rien que du maïs, de l’avoine et des champs à faire prospérer. Dans Profit Seed, vous incarnez en effet un agriculteur qui doit développer ses cultures en faisant bien attention à ne pas y planter d’OGM (symbolisés par des graines rouges… d’ailleurs il faudra qu’on m’explique pourquoi c’est toujours le rouge qui symbolise les méchants, mais ça c’est un autre débat…).

Côté gameplay, comment ça marche ? En rythme binaire : on a en effet en alternance des écrans d’informations sur les OGM, et des petits jeux. Le principe simplissime est de planter les bonnes graines (jaunes) dans les champs et d’éviter les mauvaises (rouges). Le joueur a la possibilité de diriger les graines à la souris, en créant des souffles de vent qui orientent la course des graines. Les choses se compliquent quant il faut éviter les corbeaux qui mangent les graines, les tornades et les nuées d’insectes qui détruisent les récoltes, et surtout les avocats des corporations agricoles qui interviennent dès que les OGM deviennent trop envahissants.

En quelques mots, un petit jeu bien sympathique mais pas révolutionnaire. A souligner en revanche, le fait que le jeu soit développé par Titltfactor, un laboratoire de recherches académiques américain spécialisé dans le développement de jeux éco et socio-responsables.


Faites le plein d’énergie

Lundi 25 août 2008
Après Electrocity, Energyville. Le principe (très original) ? Gérer les ressources énergétiques d’une ville au tour par tour, en créant une stratégie énergétique pour le futur. C’est drôle, on a déjà vu ça non ?

Quoi qu’il en soit, Energyville a été développé par la fameuse société pétrolière Chevron, en partenariat avec The Economist Group. Développé entièrement en Flash par la société Picture This, Energyville permet au joueur d’explorer et de comprendre les enjeux environnementaux, économiques et sécuritaires liés à l’utilisation des différentes énergies. Ainsi, outre le jeu en lui-même, il existe des réservoirs pédagogiques qui présentent chaque source d’énergie et ses enjeux.

Toute la difficulté du jeu réside dans le fait de trouver le juste équilibre entre les besoins des consommateurs et des entreprises et l’orientation des politiques publiques. Les petits malins qui chercheront à n’implanter que des énergies renouvelables et propres se verront confrontés à des problèmes structurels tels que le besoin de pétrole pour les voitures par exemple. Ca tombe bien… Chevron est une compagnie pétrolière, et en jouant on s’aperçoit vite que le solaire est trop cher, l’énergie éolienne trop instable, et que le pétrole est indispensable au moins jusqu’en 2030 pour réussir le jeu.

C’est d’autant plus suspect qu’Energyville a été créé dans le cadre d’une vaste campagne marketing de sensibilisation du public sur les défis énergétiques appelée Will You Join Us. Pas étonnant, donc, que le jeu ait été perçu par de nombreux défenseurs de l’environnement comme une forme de greenwashing.

Pour y jouer, c'est ICI.


« Activistes de tous les pays, unissez-vous »

Lundi 16 juin 2008
Êtes-vous prêt à devenir activiste ? Vous intéressez-vous aux causes environnementales ? Aimez-vous les panthères et les rhinocéros ? Alors WeAtheR est fait pour vous. Ce jeu de stratégie multijoueurs, développé à l’initiative de Greenpeace (et disponible en anglais et en brésilien), vous donnera la possibilité de sauver le monde de crises climatiques graves. Pour info, la création et la production du jeu ont été réalisées par AlmapBBDO et Colméia à partir des travaux 3D de Gabba. L’originalité de WeAther ne tient pas forcément dans les sujets abordés, très ancrés dans l’actualité, mais plutôt dans le gameplay. Pour résoudre les crises, il vous faudra travailler en équipe avec d’autres gens venant du monde entier.

La première étape consiste à joindre une équipe allant jusqu’à 4 personnes. Puis la partie se déroule en 16 rounds de 5 minutes chacun, et il va falloir développer des stratégies communes pour résoudre des crises naissantes et chroniques qui surgissent dans les différentes aires géographiques du monde. Au début de chaque round, les joueurs achètent 4 types de cartes qui leur permettent d’effectuer différentes actions pour résoudre les crises. Pour gagner, il vous faudra, vous et vos petits amis, résoudre toutes les crises avant la fin du 16ème round.

On aime : le côté multijoueurs ; l’intérêt pédagogique du jeu ; le style graphique inspiré de Amy Sol. On aime moins : le fait d’attendre trois heures que quelqu’un veuille bien se connecter au jeu et jouer avec nous, et la relative complexité des règles pour les novices.


Un jeu qui ne manque pas d’air

Lundi 9 juin 2008
A vous, les nostalgiques de Nana Mouskouri agitant une bombe de désodorisant au nom magique, je propose un petit jeu plutôt sérieux (encore un autre !) venant du Québec, sorti à l’occasion de la 13e édition des Journées de l’Air Pur qui a lieu en ce moment outre Atlantique (4 au 15 juin).

Ces journées ayant pour but de réduire la production de gaz à effet de serre et donc de privilégier les transports collectifs ou actifs lors de déplacements réguliers, le principe du jeu est très simple : il vous faudra draganddropper (oui, c’est un verbe !) un maximum d’automobilistes vers des moyens de transports plus propres tels que le bus, la bicyclette et le métro, le tout en une minute. Votre score sera ensuite évalué et traduit en quantité de CO2 économisé. Et en prime, le porte-parole de la campagne vous prodiguera des conseils sympathiques.

Graphisme simple mais rigolo, petit jeu ludique et but citoyen : voilà au moins 3 bonnes raisons de jouer à ce jeu.


Aux arbres citoyens !

Mercredi 14 mai 2008
Avec le pouvoir d’achat, le développement durable est l’un des leitmotivs du moment. Et les initiatives fleurissent (haha) un peu partout, notamment sur le Web, afin de sensibiliser la population sur l’importance des gestes citoyens pour l’environnement. J’ai décidé de m’intéresser aujourd’hui à un projet réalisé en 2007 par 5 élèves de la formation Licence professionnelle Créations et Développements Numériques en Ligne de Gobelins, l’école de l’image.

L’Effet Papillon, c’est son nom, est un jeu collaboratif et évolutif sur le thème du développement durable qui vous plonge dans un univers coloré et ludique où vous pourrez planter et faire pousser un arbre virtuel grâce aux points que vous aurez gagnés en répondant à des quiz et autres jeux Flash. J’ai été plutôt séduit par ce jeu simple mais efficace. Les graphismes au style naïf et enfantin nous plongent dans une ambiance agréable, et les questions abordent des thématiques variées liées à la gestion de l’eau ou des déchets, aux énergies renouvelables et à la biodiversité. L’originalité du jeu tient par ailleurs dans le fait qu’une mauvaise réponse de votre part aura aussi des conséquences sur l’état des arbres voisins. C’est donc un jeu qui m’a branché (re-haha) et j’attends avec impatience ses évolutions.