Le Serious Game Blog

Archive du mois de février 2007

La cartographie sans crayon de couleur, c’est possible.

Mercredi 28 février 2007
Dans le genre e-learning, voilà comment faire un jeu simple, efficace et utile. Ce bijou me serait tombé sous la main pendant mes anciennes révisions de géographie, j'aurais été jouasse. Le principe est basic : vous choisissez un ensemble géographique parmi l'Europe, les Etats Unis, l'Afrique, le Moyen Orient etc, et la carte de la zone en question s'affiche. Un farfadet en avion passe et vous désigne un nom de pays, qu'il faut placer correctement. Chaque réussite vous ajoute des points, chaque échec vous en enlève. Bête comme chou. La méthode doit fonctionner à merveille sur la mémoire de nombreux enfants. C'est le genre de jeu qu'on pourrait laisser à libre disposition dans tous les CDI de nos écoles. N'hésitez donc pas à passer voir ce jeu de cartographie , tester vos lacunes, et y faire jouer vos enfants.

My tailor is rich

Lundi 26 février 2007
Qu'il est triste, l'amateur de serious-game non anglophone ! Quasi toutes les portes de l'intelligence ludique se ferment devant lui et c'est bien dommage. Alors pour lui, et puis pour tous ceux qui ont envie de s'amuser avec l'anglais, voici une petite sélection de jeux en Flash permettant de bosser un peu la langue de Shakespeare. En premier lieu, le très bon Grammar Ninja se présente sous la forme d'exercices de grammaire. Disposant de trois niveau de difficulté pour s'adresser aux plus parfaits débutants, on vous demande de reconnaître les mots d'une phrase selon leur fonction grammaticale (du verbe, aux conjonctions de coordination).
Mais la grammaire ne suffit pas et parce qu'il faut bien du vocabulaire, on vous propose un ensemble de jeux sous forme de pendus, qui permettent d'apprendre des mots selon divers thèmes : la St valentin, Noël, halloween, et enfin Thanksgiving. N'empêche, après avoir cherché un mot en anglais pour un jeu comme un pendu, ben on le retient.

Drugster : le médicament justicier

Lundi 26 février 2007
Revenons un peu dans ces lignes aux jeux en flash, plus légers techniquement, dans leurs contenus, mais aussi plus gratuits. Dans Drugster, vous incarnez un médicament qu'un malade ingère, et vous devez combattre les microbes qui se multiplient dans son organisme. Il vous faudra visiter son crâne, ses oreilles, son coeur, les poumons ou encore l'estomac. Tout se joue avec les flèches directionnelles du clavier, mais la perspective rend les déplacements assez laborieux. Notre petite capsule perdue entre les côtes peine à passer d'une zone à l'autre et les microbes se multiplient. On a ainsi le loisir d'admirer à la droite de l'écran la tête du souffrant qui sombre de plus en plus la maladie. Malgré la grande difficulté, ce petit jeu médical reste tout à fait ludique.

et chef du monde forever?

Jeudi 22 février 2007
President forever, Chancelor forever, Prime minister forever. Trois jeux développés par les même gars de chez 80soft, qui sont en fait les même concepts, mais transposés aux Etats Unis, Allemagne ou Canada. Des versions prenant pour cadre le Royaume Uni et l'Australie semblent également au point. Ce sont une fois encore des jeux de gestion de campagne électorale. Particulièrement riches, ils proposent au joueur de façonner son programme dans les détails, ce qui est particulièrement jouissif. Tout le reste y est : choix des grands thèmes de discours et de communication, recherche de scandales compromettants les autres candidats, organisation de débats... Dans l'ensemble, Political Machine reste plus fun, mais j'ai pris un grand plaisir, grâce à Chancelor Forever, à découvrir les rouages de la politique allemande que je connaissais peu. On vous conseille encore une fois d'essayer la démo, disponible sur le site officiel, la version complète étant payante.

The political machine, ou comment manager une campagne présidentielle.

Lundi 19 février 2007
The political machine est un jeu bigrement passionnant. Vous vous retrouvez à gérer la campagne d'un candidat aux présidentielles, aux Etats Unis. Certes, on aurait pu espérer une version française du jeu pour coller à l'actualité, mais le projet ne semble malheureusement pas au goût des développeurs. Bref, bien que cette simulation reste centrée sur l'autre côté de l'Atlantique, elle n'en reste pas moins riche, complexe et particulièrement fun. Manager une campagne (vous choisissez le candidat dont vous aurez à vous occuper en début de partie) consiste à gérer la publicité et les thèmes de discours en fonction des préoccupations majeures des habitants de chaque Etat. Un jour on prévoit un long meeting au Texas sur la guerre conte le terrorisme, le lendemain on lance une campagne de pub à la télévision de Seattle pour la sécurité sociale pour tous. On doit en plus s'occuper d'une foultitude de subtilités qui enrichissent l'expérience: Doit on médiatiser le conjoint du candidat? Et pourquoi ne pas partir à la recherche d'une Star d'Hollywood qui embrasserait vos idées? Le jeu bénéficie d'un graphisme cartoon très rafraîchissant qui participe grandement au plaisir de jouer. On regrette toutefois les 20$ à débourser pour acquérir le jeu. Une version démo est néanmoins disponible ici, et permet de se faire une bonne idée de la qualité de cette simulation.

Democracy, une simulation de premier ministre.

Lundi 19 février 2007
En cette période de campagne électorale et où l'actualité est éminemment politique, nous allons vous proposer un tour d'horizon des serious-game sur le thème. En premier lieu, Democracy, une simulation de chef d'état assez complexe, au tout par tour. Vous venez d'être élu à la tête d'un pays, avec un budget à gérer. Les électeurs sont divisés en classes sociales et lobbies et le soutien qu'ils vous portent évolue en fonction des décisions que vous prenez. Toutes les mesures se jouent en terme de budget alloué et le but étant bien sûr d'être réélu au terme de cette première mandature. Le jeu dans l'ensemble reste assez austère et on regrette que les interactions se résument à influer sur les financements : plus ou moins de couverture sociale, plus ou moins de subventions agricoles etc... Le jeu n'en reste pas moins riche et complexe, donc n'hésitez pas à tester la démo disponible sur le site officiel. Non anglophone s'abstenir.

hallelujah ! E. U. est né.

Jeudi 8 février 2007
Il est là il est beau il est arrivé, ce n'est pas le Beaujolais, mais c'est Europa Universalis 3, le dernier titre de Paradox. Ces gars se sont posés sur le trône des jeux de stratégie – gestion historiques et règnent sans partage. Cet opus nous place ainsi à la tête d'un territoire, en 1453 (une des dates arbitrairement admise pour la fin du Moyen Âge, à laquelle Constantinople est tombée aux mains des Turcs mettant fin à un Empire Byzantin moribond), qu'on devra gérer (commerce, construction, religion, régime politique...) et étendre par la guerre, la diplomatie, et la colonisation des nouveaux continents. Les possibilités sont immenses et les développeurs ont réussi l'exploit de ne pas rendre leur bébé indigeste, grâce à une interface aux petits oignons et une carte un minimum chiadée qui ne brûlera pas trop la rétine des fins esthètes. On peut toutefois regretter l'absence de la gestion dynastique poussée qu'ils avaient créé pour l'excellent Crusader Kings. Il en reste qu'après une quinzaine d'heures de jeu l'ensemble m'a amplement convaincu. La bête mérite ses 40 Euros.

La géopolitique à la portée de… peut être pas tout le monde.

Mercredi 7 février 2007
Il s'appelait Geopilitical Simulator tout court. On lui a adjoint le sur titre de : Mission President, pour une chouette raison de concordance des temps à forte teneur marketing, puisque le jeu sortira en mars 2007. J'aurais également pu commencer cette news par : « Ohhh en voilà un jeu ambitieux» vu qu'il propose de prendre la tête d'un des 150 pays possibles et de décider de son destin. Et pas qu'un peu puisqu'on nous promet des centaines de variables à ajuster : en vrac il faudra réguler les émissions de CO2, s'occuper de son approvisionnement énergétique, tenter d'organiser des jeux olympiques, tester l'utilité de l'ONU en envahissant son voisin... Oui des centaines de paramètres et autant de manière de s'affirmer dans sa vocation de grand chef du monde. En guise de remarque liminaire, j'aurais également pu m'esclaffer : « Mon Dieu que c'est laid », mais dans l'espoir d'assister à la naissance d'un grand serious-game, je préfère la conclusion modérée : « ce jeu apparaît à première vue assez austère »
Le site officiel est ici, et un Blog (tout aussi officiel) bourré d'infos là.

INTERNET + FLASH : DANS LES GENES DU SERIOUS GAME

Jeudi 1 février 2007
Ca semble être une évidence pour tout le monde mais ça ira mieux en le disant. Un point de différenciation essentiel entre les jeux vidéos et les Serious Game, est inscrit dans leurs gènes ! Autant le jeu vidéo privilégie les développements propriétaires (même en ligne !), autant le Serious Game s'est tranquillement installé dans les standards du web : HTML, Flash, ... C'était le bon choix, car cette tendance générale à l'accessibilité via la standardisation va permettre une diffusion et une généralisation totale des productions. Avec l'irruption des technos Web 2.0 (oui, oui, il y en a), le Serious Game va certainement prendre une autre dimension via des outils comme Drupal, NetVibes, et les multiples fonctionnalités qui renforcent l'aspect collaboratif du net.