Le Serious Game Blog

Archive du mois de juillet 2008

L’informatique c’est fantastique

Lundi 21 juillet 2008
Une fois n’est pas coutume, voici un serious game sur les métiers de l’informatique : Le Tapis Rouge.

Ce jeu inhabituel nous vient... du Québec ! Le projet est d’ailleurs soutenu par le Ministère de l’Education, des Loisirs et des Sports du Québec, et il est l’un des finalistes du Prix des nouveaux médias canadiens pour 2008. Réalisé par Ellicom et créé pour le compte de TechnoCompétences, Le Tapis Rouge a pour mission de faire découvrir et de promouvoir les filières informatiques auprès des jeunes.

Le Tapis Rouge retrace le 1er jour d’un nouvel employé dans une entreprise de production de films d’animation, FilméTIC. Le jeu permet au joueur d’explorer les différentes facettes des technologies de l’information et des communications, en se mettant dans la peau d’un programmeur, d’un technicien de réseau ou d’un graphiste 3D.

Si le scénario est très sympathique, le gameplay est un peu fastidieux à mon goût. Je ne comprends toujours pas pourquoi les développeurs du jeu ont mis tant de soin dans les séquences de déplacement de bureau à bureau plutôt que dans les jeux (au bout de la 5e séquence de déplacement, j’ai craqué nerveusement). Quant aux jeux en eux-même, ils raviront les néophytes mais feront sourire les geeks (brancher un câble USB sur une UC est sans doute très difficile… pour un enfant de 2 ans). Cela dit, l’initiative est à saluer et la thématique est originale, car les carrières d’informaticiens ne sont pas forcément glamour : des séries comme Alerte à Macintosh ou HTML : porté disparu auraient eu du mal à trouver leur public…

Découvrez sans plus attendre Le Tapis Rouge.

Fais comme Loiseau

Vendredi 18 juillet 2008
Ah, vivre une journée dans la peau d’un grand chef cuisinier ! Préparer un émincé de foie gras aux éclats de noisettes et chutney de figues, assommer des anguilles sur un billot, enseigner la cuisine sur la 6, beugler « c’est de la m… ! » à tout bout de champ… Le rêve ! Mais la cuisine, c’est aussi l’épluchage de pommes de terre, et surtout le maintien d’une qualité d’hygiène irréprochable.

C’est pourquoi The Kitchen m’a plu tout de suite. Ce projet de Serious Game, né dans le pays de Candy des All Blacks (oui, je sais, c’est du réchauffé !), traite en effet de la gestion d’une cuisine commerciale et des règles d’hygiènes inhérentes à la préparation ou au stockage de nourriture. Vous pourrez ainsi préparer de délicieux plats tout en veillant à ce que l’état des lieux soit irréprochable : avez-vous vérifié que les réfrigérateurs étaient à la bonne température ? Avez-vous rincé le plan de travail ou reste-t-il des résidus de produits d’entretien ? Vous êtes-vous au moins lavé les mains ?

Du point de vue du gameplay, j’aime beaucoup l’environnement en full 3D, la navigation intuitive avec une prise de décisions par zones réactives à l’écran, l’indicateur de progression de la mission et les boutons permettant de faire l’état des lieux. Le jeu a également été bien pensé pédagogiquement, puisque les blocs de formation ont une durée raisonnable (15 minutes) et qu’un tuteur virtuel vous explique l’ensemble du process lors de la première session.

The Kitchen a été développé par Straylight Studios en partenariat avec The Street. Je sais que vous voulez me cuisiner pour pouvoir y jouer (haha !) mais il faudra patienter jusqu’au 1er septembre prochain. En attendant, vous pouvez toujours, en guise de mise en bouche, télécharger une démo aux petits oignons.

Et bon appétit bien sûr !

Ma petite entreprise… connaît pas la crise

Jeudi 17 juillet 2008
Je profite de l’émoi suscité par l’Euro 2008 pour vous parler d’un jeu de formation bien sympathique venu tout droit du pays de Candy des Kiwis : the Small Business Game.

Mais où est le rapport avec l’Euro 2008, me direz-vous ? Eh bien c’est bien simple : dans TSBG, le joueur a la charge de gérer un magasin d’articles de sport, notamment de football, en tant que franchisé. Le but ? Apprendre aux lycéens néo-zélandais les bases de l’entrepreneuriat en leur permettant de comprendre l’environnement business d’une entreprise par le jeu, en s’immergeant dans la vraie vie. Le joueur est ainsi confronté à un certain nombre de décisions à prendre sur des sujets aussi variés que la publicité ou la formation des équipes, mais il doit également gérer stocks et caisses tout en s’informant de l’actualité.

Le jeu se fait au tour par tour, semaine par semaine, sur une période d’un an. Il y a donc 52 tours, oui (on sent ceux qui ont fait Math Sup !) et non pas 365 (ce serait long tout de même). A chaque semaine son lot d’imprévus, d’actualités brûlantes bref, autant de défis que le joueur doit affronter et sur lesquels il doit baser sa stratégie.

Développé par The Small Business Company, TSBG est un jeu full Flash, disponible directement sur Internet. Il a été jusqu’ici lancé en Nouvelle-Zélande et en Ecosse où il a connu un succès certain. Pour y jouer, c’est ICI.

Je n’ai qu’une seule vie

Mardi 15 juillet 2008
Les chats ont neuf vies, c’est bien connu, mais les humains n’en ont qu’une. Enfin, ils en avaient une deuxième avec Second Life, mais ils n’en ont plus qu’une aujourd’hui puisque les univers virtuels sont désormais accessibles directement via les navigateurs Internet. Google vient en effet de lancer Lively, un monde virtuel surfant sur la vague du Web collaboratif.

Lively, c’est en résumé une série de mondes virtuels dans lesquels vous pourrez créer un avatar, parler avec vos petits amis (merci à la technologie Google Talk !) et même poster des vidéos YouTube ! Moins immersif, moins abouti que Second Life… vous l’aurez compris, à part l’accès direct au Net, Lively ne révolutionne pas le monde (virtuel).

A sa décharge, Lively n'en est qu'à ses balbutiements et tout reste possible : création d’une monnaie concurrençant le Linden Dollar, intégration de publicité ciblée, les alternatives sont nombreuses. La vraie valeur ajoutée de Lively serait peut-être d’évoluer à terme vers un nouveau mode de communication et d’interaction des particuliers et des entreprises, grâce à sa portabilité. A bon entendeur…