Un serious game pour expliquer le chômage en Belgique

1

Des étudiants en dernière année de Master en Journalisme ont développé un jeu vidéo destiné à expliquer le chômage afin de s’éloigner des traditionnels clichés.

Comprendre les causes et entrevoir les solutions

On entend souvent dire que le chômage, c’est « quand on ne travaille pas et qu’on ne gagne pas d’argent », mais aussi que « ceux qui ne travaillent pas ne doivent tout simplement pas chercher un emploi correctement ». Mais la réalité est bien plus complexe ! Pour se rapprocher au maximum de la réalité et faire en sorte de mieux comprendre les enjeux et les raisons de l’absence de travail, ces jeunes ont donc conçu un serious game, en s’inspirant des jeux éducatifs, intitulé Madame Fardo.

Après avoir mené leurs propres investigations, ces 11 étudiants (dont le futur métier, le journalisme, est lui aussi concerné par le manque de débouchés) souhaitent mettre en avant les solutions existantes mais aussi montrer quelles initiatives sont lancées pour lutter contre ce chômage.

madame-fardo2

Alléger le ton du sujet

L’un des apprentis journalistes, Jérôme Guisse, explique sa démarche :

Le jeu vidéo permet d’inclure des éléments complètement dénués de pertinence dans le domaine journalistique, mais qui permettent d’alléger le ton d’un sujet comme le chômage, qui rendent le jeu moins “serious”.

Plus jeune, j’étais accro aux jeux vidéo. J’adorais les jeux de plates-formes, qui à l’époque saturaient le marché : tu avais des Sonic, des Megaman ou des Kirby à la pelle. Puis les jeux sont devenus de plus en plus réalistes, et les FPS se sont imposés comme la nouvelle mode, à ma grande déception. Mais à côté de ça, les jeux indés ont explosé. Un jour, mon cousin m’a fait essayer Papers, Please, qui fut une grosse claque pour moi. Derrière un simple concept, il y a de lourds messages politiques derrière. De plus, le joueur est mis dans le rôle du “méchant”, au service d’un régime totalitaire, ce qui selon moi permet une vraie prise de conscience !

De manière beaucoup plus modeste, je me suis dit qu’il fallait que j’essaie ce format durant ma dernière année à l’ULB. Je me suis mis à faire des recherches sur les serious games, et parmi les outils proposés, il y avait RPG Maker. L’outil idéal pour y mettre un personnage fictif comme Madame Fardo ! J’ai passé une nuit à regarder des tutoriels, puis je me suis lancé. Je partais de rien, ça m’a demandé beaucoup de temps mais ça en valait la peine !

Pour en savoir plus sur le jeu, je vous invite à vous rendre sur le site Madame Fardo.

Un commentaire

  1. Pingback: Un serious game pour expliquer le chômage - Blog-STIBlog-STI

Laisser un commentaire